- La douleur chronique non cancéreuse peut affecter la capacité du patient à accomplir des activités importantes ou nécessaires pour mener une vie quotidienne normale.
- La
douleur chronique non cancéreuse peut être associée à
de la dépression, de l'anxiété et des
perturbations du sommeil, trois facteurs qui affecteront encore
plus la capacité du patient de vaquer à ses activités quotidiennes.
- La
douleur chronique non cancéreuse peut entraîner une diminution de la
mobilité ou de la souplesse, et causer ainsi d'autres
problèmes :
- difficulté
à marcher;
- difficulté
à tenir ou à porter des objets;
- constipation
ou incontinence;
- mauvaise
hygiène personnelle;
- perte
des relations sociales et/ou familiales;
- incapacité
de s'adonner à des activités de loisir telles
que golf, pêche ou course à pied.
- L'expression « capacité fonctionnelle » est maintenant utilisée pour décrire de façon plus précise l'impact qu'un problème tel que la douleur chronique non cancéreuse exerce sur la capacité du patient à accomplir normalement les activités faisant partie de la vie quotidienne.
Diagnostic
et symptômes : douleur cancéreuse et douleur chronique non cancéreuse
Voici quelques-uns des renseignements que les professionnels de la santé qui vous traitent voudront connaître sur votre cas :
Où est localisée votre douleur?
Essayez
de déterminer avec précision à quel
endroit vous ressentez la douleur. Est-ce à la tête,
au torse, aux bras ou aux jambes? La ressentez-vous en profondeur
ou près de la surface? Ces renseignements aideront
les professionnels de la santé à décider du traitement le plus approprié à instaurer.
Comment
décririez-vous votre douleur?
S'agit-il
d'une douleur vive et fulgurante? Ou plutôt d'une
douleur sourde et pulsatile? S'accompagne-t-elle d'une sensation
de brûlure, de picotement ou d'engourdissement?
Comment
apparaît et évolue votre douleur?
Quand
se manifeste-t-elle? Quand la ressentez-vous le plus? Quand
semble-t-elle s'atténuer?
Sur
une échelle de 0 à 10 (0 correspondant à
l'absence de douleur, et 10 représentant la douleur la
plus intense que vous ayez éprouvé), comment évalueriez-vous l'intensité
de votre douleur?
La
décririez-vous comme légère, modérée ou intense? Est-elle continue ou récurrente?
Les
médicaments que vous prenez sont-ils efficaces?
Fournissez
au médecin et à l'infirmière le nom
des divers analgésiques que vous avez pris par le
passé. Lesquels ont été efficaces,
et lesquels ne l'ont pas été? Lesquels ont
été les plus efficaces?
Autres éléments importants.
La
douleur que vous ressentez vous empêche-t-elle de
vaquer normalement à vos activités quotidiennes?
Outre les médicaments, à quels moyens avez-vous
eu recours pour soulager votre douleur?
Traitement de la douleur chronique non cancéreuse
Les patients souffrant de douleurs chroniques non cancéreuses sont généralement irritables, fatigués et incapables de se concentrer. La douleur chronique non cancéreuse qui les affecte devient en fin de compte omniprésente dans leur vie. Elle résulte en une diminution de la qualité de vie, et peut entraîner un isolement social et des troubles émotifs. Le traitement de la douleur chronique est difficile. Il consiste souvent en une combinaison de schémas thérapeutiques adaptés aux besoins et objectifs précis du patient.
Approche thérapeutique à utiliser en cas de douleur chronique non cancéreuse :
- Instaurer d'abord un traitement non invasif et non opioïde avec le médicament le plus susceptible d'être efficace (sur la base des données disponibles) tout en présentant le moins de risque d'effets indésirables possible.
- Si la douleur persiste, il est approprié d'administrer des opioïdes en adaptant progressivement leur posologie jusqu'à obtention de l'effet désiré.
- Si la douleur n'est toujours pas maîtrisée, envisager des interventions plus invasives présentant une efficacité satisfaisante et le moins de risque de dysfonction permanente possible.
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